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Présentation générale du réseau Onco 92 sud
Le cancer, deuxième cause de mortalité en France et priorité nationale de santé, se caractérise par l'intervention d'acteurs multiples et par une alternance d'hospitalisations et de soins ambulatoires, aujourd'hui pas ou insuffisamment coordonnés.
C'est une pathologie contraignante et déstabilisante, compte tenu de la lourdeur de ses traitements et de sa signification : atteinte possible du pronostic vital, remise en cause familiale, professionnelle, sociale,…
Dans les différentes étapes de la maladie, les personnes atteintes de cancer et les professionnels de santé se retrouvent souvent isolés.
C'est pourquoi, il apparaît primordial de favoriser la coordination entre les différents intervenants, permettant un suivi du patient à tous les stades de sa maladie et selon tous ses aspects (médicaux, sociaux, psychologiques, juridiques,…).
C'est le but que s'est fixé le réseau Onco 92 sud : participer à l'amélioration de la prise en charge des malades atteints de cancer, garantir un même niveau de qualité, quel que soit le circuit de prise en charge et le stade de la maladie. Cette prise en charge de qualité s'appuyant sur une nécessaire globalité et la collaboration entre les différents acteurs.
Les orientations nationales et régionales
Le réseau Onco 92 sud inscrit son action dans le cadre des orientations sanitaires, politiques, juridiques et budgétaires définies ci-dessous.
Au niveau national :
- Les conférences nationales de santé, >détails
Les conférences nationales de santé citent chaque année depuis 1996 parmi ses dix priorités "Améliorer les performances et décloisonner le système de lutte contre le cancer ". En 1997, elle reprenait le cancer comme exemple de maladie pour laquelle une organisation optimale des soins est indispensable, en préconisant " l'amélioration de la prévention, le dépistage et la prise en charge des cancers par une action concertée multidisciplinaire et par la mise en place de réseaux accrédités ".
- La circulaire DGS/DH/AFS n° 98-213 du 24 mars 1998, >détails
La circulaire DGS/DH/AFS n° 98-213 du 24 mars 1998, relative à l'organisation des soins en cancérologie dans les établissements d'hospitalisation publics et privés met elle aussi l'accent sur la nécessité de formaliser les collaborations dans le domaine de la cancérologie et de s'organiser sous la forme de réseaux de soins. Elle insiste sur le fait que les médecins libéraux, tant généralistes que spécialistes, devaient faire partie intégrante de ces réseaux.
- Le rapport de la Commission d'orientation sur le cancer (janvier 2003), >détails
Le rapport de la Commission d'orientation sur le cancer (janvier 2003) met largement l'accent sur les réseaux de santé, reconnus comme "une entité indispensable dans l'organisation des soins en cancérologie ". Ils font d'ailleurs l'objet d'une des propositions de la Commission, qui suggère que " la participation à un réseau de soins doit être rendue systématique pour chaque praticien et pour chaque établissement qui doit coordonner son action en cancérologie avec d'autres établissements et la médecine de ville ".
- L'avis du 12 février 2003 du Haut Comité de la Santé Publique, >détails
Le Haut Comité de la Santé Publique, dans un avis rendu le 12 février 2003, affirme avoir trouvé dans le rapport de la Commission d'orientation sur le cancer de nombreux échos à ses propres réflexions. C'est le cas en particulier sur le thème de la constitution de réseaux de soins, puisque le HCSP " approuve les propositions de la Commission visant à renforcer l'approche multidisciplinaire de la prise en charge, de l'établissement du traitement et de la coordination des soins, aussi bien au sein de l'hôpital qu'en liaison avec les médecins et infirmiers ambulatoires ".
- Le Plan de mobilisation nationale contre le cancer, >détails
Le Plan de mobilisation nationale contre le cancer revient lui aussi très largement, dans son chapitre intitulé " Des soins de meilleure qualité centrés autour du patient ", sur la nécessité de s'organiser en réseau pour coordonner systématiquement les soins autour du patient (mesures 29 à 38). L'objectif affiché par le plan est de " faire bénéficier chaque région française d'un réseau régional du cancer coordonnant l'ensemble des acteurs de soins, en ville et à l'hôpital, d'ici 2007 ". Parallèlement, le plan prévoit que " les réseaux locaux seront développés pour répondre aux besoins d'une coordination de proximité ".
- La Circulaire DHOS/SDO/n°2005-101 du 22 février 2005. >détails
La Circulaire DHOS/SDO n° 2005-101 du 22 février 2005 relative à l'organisation des soins en cancérologie précise que chaque " établissement de santé exerçant l'activité de traitement du cancer doit garantir une organisation appuyée sur la pluridisciplinarité, l'utilisation de référentiels validés et sur un travail de réseau. "
Au niveau régional :
- Le Schéma Régional d'Organisation Sanitaire d'Ile-de-France (1999-2004), >détails
Le schéma Régional d'Organisation Sanitaire d'Ile de France (1999-2004) a clairement fait de la cancérologie une de ses priorités. Il identifie en outre, parmi les moyens d'atteindre une coordination renforcée entre les intervenants, la mise en oeuvre et la promotion de réseaux de soins, qui sont présentés comme " la forme d'organisation progressivement généralisée par association volontaire de professionnels et d'établissements ".
- Les Conférences de Santé. >détails
La constitution de réseaux de santé en cancérologie est une préconisation que l'on retrouve également de façon constante depuis plusieurs années aussi bien dans les travaux de la Conférence Régionale de Santé que dans les priorités régionales (PRS et PRAPS).
Au niveau de la définition légale des réseaux de santé (L.6321-1 CSP) :
- Le Code de la Santé Publique, depuis le 4 mars 2002. >détails
Le réseau Onco 92 sud correspond précisément à la définition légale des réseaux de santé telle que l'on peut la trouver dans le Code de la Santé Publique depuis le 4 mars 2002. Il a en effet pour objet de " favoriser l'accès aux soins, la coordination, la continuité ou l'interdisciplinarité des prises en charge sanitaires " des personnes atteintes de cancer dans le Sud des Hauts-de-Seine et vise à " assurer une prise en charge adaptée aux besoins de la personne ".
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